dimanche 30 décembre 2012

PIX 240 firmware upgrade : 3G SDI 12 bit 4:4:4

Réponse du berger à la bergère : après l'apparition des nouveaux modèles Convergent Design, en particulier le Gemini RAW, déjà discuté sur ce blog, c'est Sound Devices qui annonce à son tour une mise à jour de son enregistreur phare PIX 240, par une "simple" mise à jour gratuite du firmware, appelée Aurora(v3.0). Cette mise à jour est particulièrement intéressante car elle permet l'enregistrement en RGB 4:4:4 sur une seule entrée 3G-SDI. Les enregistreurs PIX240 et PIX240i ont toujours disposé d'une entrée 3G-SDI, mais à ce jour celle-ci permettait seulement d'enregistrer le HD-SDI en 1,5 Gbps. Avec cette mise à jour, le PIX240 pourra enregistrer en ProRes 4:4:4:4 sur 12 bits à 30 fps, ce qui signifie qu'il devrait enregistrer sans problème les flux en provenance de l'ALEXA ou de la PMW-F3 (avec l'upgrade RGB 4:4:4 pour cette dernière), qui fournissent 10-bits RGB en 4:4:4 sur des sorties 3G-SDI.
Le 12-bit ProRes cependant n'est intéressant qu'avec une caméra qui fournit du RGB 4:4:4:4 sur 12 bits avec la sortie 3G-SDI. C'est par exemple le cas de la Canon C-500. Selon le site AbelCine, le ProRes 4:4:4:4 est utilisé comme source principale sur la plupart des productions de séries et téléfilms dans le monde anglo-saxon. Du coup cette option est particulièrement intéressante pour tous les possesseurs de PIX240.
Le firmware Aurora permet aussi l'enregistrement du time code sur les sorties SDI et HDMI. Par ailleurs les signaux audio peuvent être retardés jusqu'à 500 ms pour régler les problèmes de synchronisation lorsque les sources audio et vidéo sont enregistrées séparément.



samedi 29 décembre 2012

Convention collective du cinéma : deux textes et une polémique

L'extension de la Convention collective du cinéma par l'accord signé le 19 janvier 2012 continue à provoquer des remous. En témoigne la réaction de Robert Guédiguian dans Le Monde et une très intéressante discussion sur le site Cinématographie.info
On pourrait ajouter que ces commentaires sont à mettre en perspective alors que sont publiés les résultats des comptes d'exploitation du cinéma français pour 2012 - un "désastre" selon le producteur Vincent Maraval, dans une tribune publiée dans Le Monde - et que la polémique autour de l'exil fiscal de Gérard Depardieu jette une lumière crue sur les gains des acteurs de cinéma français.
Le cinéma français repose sur une économie subventionnée - ça on le savait déjà - et les films produits en France sont encore trop chers. Mais c'est peut-être là aussi une des conséquences de ces subventions ? Dès lors, comment faire des films exigeants, destinés à un public nécessairement restreint, alors que de grosses productions "populaires" se ramassent de façon peu glorieuse ?
L'équation est difficile à résoudre, d'autant que la question des coûts salariaux est toujours posée, et n'est d'ailleurs pas éludée par Guédiguian lui-même - voir l'interview du Monde.
MAJ : Commentaire utile de Jean-Michel Frodon, sur son blog. C'est aussi une réponse à Vincent Maraval - voir plus haut.
A propos du financement du cinéma indépendant, voir aussi  ce communiqué de l'ARP datant des dernières Rencontres Cinématographiques de Dijon :

Note RCD 2012 - La Concentration Des Financements-2